Expositions

"A Love Supreme"
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

Beaucoup de religions ont utilisé l’érotisme sous une forme ou sous une autre, pour traduire l’aspiration spirituelle et le besoin de transcendance. Parfois juste suggéré, parfois de manière très explicite (on pense au St Sébastien transpercé de flèches, à Ste Thérèse d’Avila en extase du Bernin).

Face à cet érotisme religieux, pour le révéler et le mettre en valeur, je mets en regard un érotisme de douceur et de clarté, un érotisme solaire, une sensualité lumineuse (que paradoxalement je recrée dans le cocon fermé du studio).

Pour faire dialoguer ces thèmes de la religion et de l’érotisme, l’évidence du triptyque m’est venue en pensant à l’agneau mystique de Van Eyck, aux retables religieux et diptyques.

Du dialogue qui s’établit entre ces photographies, qui se répondent, se complètent ou s’opposent, par le fond ou par la forme, la lumière ou le mouvement, de cette tension, de cette force, émane une énergie qui se transmet à qui les regarde.

Cet échange crée une nouvelle proposition, une nouvelle histoire, comme de petits poèmes en prose.

On pense dès lors à Prévert ou aux symbolistes qui en combinant sons, couleurs et visions, suggéraient l’existence d’un sens au delà du sens.

J’aurais aimé que ces petits poèmes photographiques fassent penser aux haïkus mais je n’ai pas la prétention d’en maitriser la si complexe simplicité.

De cet univers habité d’Eros et de Thanatos, de spiritualité et de lumière, émane une douceur : les fleurs du bien, peut-être …


« A Love Supreme »

Many religions have used eroticism in one form or another to express spiritual aspirations and the need for transcendence.

Sometimes merely hinted at, sometimes expressed quite explicitly - think of Saint Sebastian pierced by arrows or Bernini's ecstatic Saint Teresa of Avila.

In response to this religious eroticism, in order to reveal it and exalt it, I set it against an eroticism of gentleness and light, a solar eroticism, a glowing sensuality (that, paradoxically, I recreate in the enclosed cocoon of the photo studio.)

To foster a dialogue between these themes of religion and eroticism, idea of the triptych imposed itself, given Van Eyck’s Mystic Lamb as well as religious altarpieces and diptychs.

Through the dialogue which develops between these photographs, which echo, complete or contradict each other by their form or content, light or movement - from this tension, this force, emanates an energy that is transmitted to the viewer.

This exchange creates a new proposal, a new story, like little prose poems.

Jacques Prévert and the symbolists come to mind: By combining sounds, colours and visions, they suggested the existence of a meaning beyond meaning.

I would have liked if these little photographic poems suggested haikus, but I cannot claim to master their intricate simplicity.

From this universe inhabited by Eros and Thanatos, spirituality and light, emanates gentleness: The flowers of Good, perhaps…

"Pornfoodism "
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

Photographe spécialisé dans l’univers culinaire depuis plus de dix ans, j’ai fait mes débuts dans la mode en collaborant avec des magazines, stylistes, catalogues…

Cette série photographique est non seulement une fusion entre ces deux univers, c’est aussi un aboutissement entre deux icônes obsessionnelles : la femme et la gourmandise.

Désir ou péché?


« Pornfoodism »

Photographer specialised in hospitality for more than ten years, I started in the fashion business with magazines, stylists, catalogs…

This photographic serie is a fusion between those two worlds, but it is also a culmination between two obsessionnal icons : the woman and the greed.

Sin or desire ?

"Desformes "
ITALIE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

L'origine de cette série est une quête sur le corps, dominée par un procédé constructif de l'image de type sculptural. Cette recherche s'entrecroise avec la perception de la beauté désintéressée. En observant "DESFORMES", on se focalise sur la rigueur géométrique des volumes sculptés par la lumière. Les corps comme des statues qui rappellent les nudités classiques, entremêlées d'objets contemporains. Les différents maitres qui ont influencés ce projet sont diverses : de Rodin à Brancusi, de Man Ray à Weston. C'est une réalité minimaliste dans laquelle les sculptures se positionnent dans l'espace de façon naturelle, enveloppées d'un blanc absolu, quasiment aseptisé. Les mises en scène sont ainsi figées au travers de la photographie, ce qui les rend éphémères et intangibles. Cette réalité n'existe que dans la photographie elle-même.


« Desformes »

The series is based on a study of the human body in which the image is influenced by a sculpture-like constructive process. This exploration is intertwined with the notion of disinterested beauty. When looking at "DESFORMES", the observer focuses on the geometric rigour of the pieces that are sculpted by light. Though intertwined with contemporary objects, the bodies recall to mind nude classical sculptures. From Rodin to Brancusi and Man Ray to Weston, a variety of great artists influenced this project. It evokes a minimalist reality in which the sculptures are naturally arranged in an environment of absolute, near aseptic, white. The installations are then documented through photography, making them both ephemeral and untangible. This is a reality that only exists in the photographies themselves.

"A Classical Light Torso Project "
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

Ce projet est un hommage à l’un des grands thèmes de l’histoire de l’art : l’étude de la lumière jouant sur des bustes nus.

J’ai trouvé intéressant de donner mon point de vue sur cette question et de contribuer à ma manière à cette histoire.

Dans la quiétude du studio, classiquement éclairées, j’ajoute un mouvement, ou un geste pour que les modèles soient anonymes.

Ainsi j’espère que l’attention reste focalisée sur la forme, le mouvement et le jeu de la lumière.

Cette série, toujours en production, est une suite de déclinaisons de la même proposition.

"Toucher "
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

Sans en avoir trop l’air, je fais des autoportraits depuis vingt ans.
J’en ai de toutes sortes ; on peut m’y voir habillé ou nu, en ville, dans la nature, seul ou démultiplié cent fois pour jouer en solo une société entière, furieux ou en pleine méditation, à peine visible ou omniprésent ... De mon mieux, j’essaye de représenter autant que possible les innombrables facettes d’une vie humaine en évitant de trop les déduire de ma propre personnalité.

Par vérité statistique, pourtant, au sein de cet organisme composite sinuent des veines dans lesquelles circule mon propre sang.

Les photographies que vous allez découvrir sont de cette espèce.

Elles portent en elles ce que j’estime personnellement être la base fondamentale de toute existence et le meilleur moyen d’atteindre, à l’échelle de l’individu comme de la société, une forme d’éveil.

Je l’ai résumé par ce titre : « Toucher ».

Et, d’un simple mot, dire la satisfaction d’être vivant sur Terre. Suggérer par ces quelques images une sorte de philosophie, la possibilité d’un apaisement profond, l’éventuelle évidence du sentiment de satiété que beaucoup d’entre-nous pourraient ressentir sans répit, de notre réveil miraculeux jusqu’au doux repos. Montrer l’aimable, l’heureuse, la respectueuse, l’exaltante, l’interminable friction à laquelle on peut prétendre avec les deux seules choses qu’on nous prête à la naissance : un corps nu et un incommensurable espace de jeu.

"Untitled Color Works"
USA
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

Les photographies exposées ici sont mon premier pas dans le monde de la photographie numérique artistique et mon premier travail avec des modèles nues. J’avais comme projet de faire surgir le modèle d’un fond noir, pour rendre son corps comme un bas-relief. Mon premier essai était infructueux. Le jour du deuxième essai, mon appareil argentique tombait en panne, donc avec la modèle devant moi, j’ai pris mon appareil numérique, mis un fond contre la fenêtre et j’ai dit au modèle de bouger non-stop – danser, se tordre, tourner à gauche et à droite, sauter, se pencher… et j’ai laissé la lumière faire ce qu’elle voulait… mon inspiration était la galerie de sculpture du musée du Louvre.


« Untitled Color Works »

The photographs exhibited here are my first venture into the world of digital art photography as well as my first real photographs working with nudes. It began while imagining a series of photographs of a nude model emerging from a dark background, barely visible, something like a relief. My first attempt at doing this proved unsatisfactory. On the day of the second shoot my old Pentax 6 x 7 failed to work and so with a model standing before me, waiting for instructions, I grabbed my digital Nikon, laid a grey backdrop against the window and instructed the model to move nonstop — dance, twist, turn left, turn right, stretch, jump, bend — and I just let the light do what it wanted. My inspiration was the gallery of Roman sculpture at the Louvre Museum.

"Bâchez ce sein … "
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

L’idée de cette série a vu le jour durant une séance que j’ai réalisée à l’époque où je vivais à Nice. J’avais tendu dans le salon de mon appartement plusieurs des  bâches qui m’avaient servi à le repeindre, devant deux fenêtres exposées plein sud par un jour de grand soleil. Au moment de remettre ses vêtements, le modèle est passé derrière le film plastique en contrejour, et son corps s’est retrouvé comme projeté sur la toile.

J’aime l’idée qu’une photographie ne soit pas évidente, qu’elle oblige à une attention particulière pour en saisir toutes les dimensions. Le jeu de la lumière et de la transparence, les déformations et les lignes de fuites renforcent ici le caractère éminemment graphique de ces images, tout en créant un univers onirique aux limites du réel et mettent également en exergue l’esthétique du corps.

Paradoxalement, la bâche montre plus qu’elle ne cache.

Le titre de la série : « Bâchez ce sein » est une libre interprétation de la tirade du Tartuffe de Molière : « Couvrez ce sein que je ne saurais voir. Par de pareils objets, les âmes sont blessées, et cela fait venir de coupables pensées. »

Cette injonction résume à mon sens assez bien l’ensemble des problématiques ayant trait à la représentation du corps nu et pose la question du rapport que nous entretenons au sein de nos sociétés « modernes » avec ce dernier.


« Tarp the breast … »

The idea of this series was created during a session that I did where I was living in Nice. I was tense in the living room of my apartment several tarpaulins that had served me to paint it, in front of two windows facing South on a sunny day. When she clothes, the model passed behind the plastic film in backlit, and her body ended up as projected on the canvas.

I like the idea that a photograph is not obvious, that it forces attention to grasp all the dimensions. The game of light and transparency, deformations and leaks lines here reinforce the highly graphic nature of these images, while creating a dreamlike to the limits of reality and also highlight the aesthetics of the body. Paradoxically, the tarp shows more that she hides. The title of the series: 'Tarp the breast…' is a free interpretation of the Molière's Tartuffe tirade: « Cover the breast I cannot see. By such objects, the souls are injured, and this brought in guilty thoughts »

This injunction in my opinion pretty much sums up all of the issues related to the representation of the body naked and pose the question of the relationship that we have in our “moderns” societies with the latter.

Collectif 18 artistes
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

Après 3 ans parcourus par notre collectif, c’est avec joie que nous nous lançons aux côtés du FEPN pour exposer une partie des artistes photographes qui nous composent, et que nous accompagnons depuis la création :

Frédéric BOURCIER (Lyon), Fabrice DANG (Paris), Marc DUBORD (Lille), Argyll Ted (Marcq en Baroeul), Alexandre Caffiaux (Lille), Rémi Coqueret (Roubaix), Matthieu Grospiron (Arles), Jim Bo (Lille), José Carlos Manyari ( Lille & Lima - Pérou), Jeff Mougenot (Malbouhans), Eric Pollet (St André), plus 7 photographes de l’Incubateur Artistique : Les Donzelles (groupe de 12 artistes femmes) : Amélie Andria (Douai), Isa Les (Wattignies), Virginie Vand (Hallennes Les Haubourdin), Kler Hounne (Gondecourt), Hélène Mouton (La Couture), Léa Curmin (Lille), Laura Leplat (Haudourdin).

 

Artistiquement vôtre. La Présidente Isabelle Lestienne

"Montages A4 "
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

Mon passé de danseur, mime puis homme de théâtre, se retrouve dans mon aventure photographique. Après des années d’œuvres de découpage de mes photos (toujours centrées sur les yeux ou le regard), j’ai commencé ces « Montages A4 » toujours avec un sens de la chorégraphie, en obligeant le regard à un parcours à travers l’âme de celles (et ceux) qui, bout à bout, se sont prêté(e)s.

 

Dans mes photos, je raconte l'histoire de ma vie, je raconte l'histoire, capture le mouvement et l'émotion, joue avec la variabilité des expressions pour approcher l'essence de la nature humaine ...

Des découpages aux « Montages A4 », une seule quête : élargir le champ de vision de chacun par une série de perceptions à la fois sélectives et simultanées, en cherchant toutes combinaison nouvelles susceptibles de modifier le champ de conscience.


« Montages A4 »

My past as a dancer, mime, and man of the theater is reflected in my photographic adventure. After years of cutting works on my photos (always focused on the eyes or the glance), I started these "Montages A4", with a continued sense of choreography, compelling the eye to a journey through the soul of all those who gave everything they got.

In my photos, I tell the story of my life, tell history, captures movement and emotion, plays with the variability of expressions, trying to get to the very heart of human nature ...

From cutouts to "Montages A4", one single quest: widen everyone's field of vision through a series of perceptions, both simultaneous and selective, looking for any new combination that could change the field of consciousness.

"Photo-graphies"
FRANCE
ARLES – Chapelle Sainte Anne - place de la République

L'approche photographique de Pascale Lander, de même que son rapport à l'imaginé de l'image, ne sont pas séparables de sa qualité initiale : celle d'être peintre. Peintre du corps, dont la figure se noue au figuré d'une présentation / représentation où la peau de la peinture, après avoir recouvert celle de ses modèles, s'étale de façon élémentaire sur celle du photographique : de grands aplats de couleur qui abstractisent le fond ; des rayures  qui segmentent les corps et en accentuent les postures.

Ce qui nous regarde dans ce que l'artiste nous donne à voir est la percée qui fait retour en nous-mêmes et nous place hors de nous dans le regard de l'Autre. 

                                                                         Extrait d’un texte de Jean-Claude Monnier

"Et le corps se délie"
FRANCE
ARLES – Chapelle Sainte Anne - place de la République

« Cadrages inusités, poses évocatrices mais dans la délicatesse des formes et des lignes. Le noir et le blanc dominant, corps sans tabou, sont hymnes à la sensualité, à la grâce, au bonheur d’être.
Avec ses raccourcis évocateurs, ses flous rythmés, ses jeux d’ombre et lumière, son art d’enfanter la vie sur des accords inattendus : un été rayonnant a laissé de belles traces dans les clichés d’une artiste qui laisse par-dessus tout parler son bel imaginaire empli d’imprévus.
En toute discrétion, Olga Caldas effeuille les corps avec l’enchantement de prises de vue qui sont aussi de la poésie imagée.»

            Roger-Pierre Turine, critique d’art, Arts libre, Bruxelles, déc. 2018

           

« Loin de celles qualifiées d’érotiques, loin de la vulgarité et de la banalité, les photos d’Olga Caldas sont ode à la féminité, hommage à la photographie - surréaliste entre autres - culte voué à la « beauté             convulsive » qui ici s’apaise » 

            Patrick Le Fur, critique d’art, Artension magazine, janv. 2019

 

« Olga Caldas souligne quelque chose d’essentiel en photographie : ce qui est caché se voit mieux, ou plus intensément.

En effet, les personnages d’Olga Caldas ne nous regardent pas, mais ils nous voient, même de dos, même s’ils ont le visage dissimulé. (…)

Les figures d’Olga Caldas errent dans des lieux familiers et étrangement inquiétants. (…) la sensation est bien celle d’assister à une scène singulière, un rituel moderne et quotidien à la fois. »
                                                                                         Elora Weil-Engerer, Manifesto XXI, déc. 2017
 


« And the body frees itself»

For ten years, Olga Caldas works on the staging of the body but also on the way to put it in fiction. Whether it be in « Daydreams » where she gives free rein to a dreamed autobiography, or in « Et le corps se délie » (« And the body frees itself»), she transcribes her experience of the intimate as closely as possible to the flesh, the one of other person, or her own.

No pornography in her work but there is no repression of the erotic processus either.

Poetic, the photographic work of Olga Caldas, can’t be explained.

If it makes us think, it is not as we can imagine, but rather as a reflected mirror. She arouses an unexpected face to face coming from deep down within ourselves. 

"Photo-Bodies"
ITALIE
ARLES – Chapelle Sainte Anne - place de la République

La série “Photo-Bodies: In between the edge of a stitched soul” traite de la relation entre le corps et la photographie, créant ainsi une synergie entre le sujet photographié et sa représentation physique. La matérialité du papier photographique, telle que le "grammage" ou la densité du papier, la base en coton et la souplesse sont toutes des caractéristiques du papier photographique dit “Fine Art” qui permettent d'étendre le concept de "corps" du sujet à la présentation.

L'imprimé photographique, sous la forme de ces sculptures photographiques faites à la main, prend sa dimension et sa présence, dans le vocabulaire de son propre support (100% coton, pulpeux, absorbant, flexible, grattable, déchirable, perforable, cucibile).

Cette série est une enquête sur le vocabulaire de la corporéité.


« Photo-Bodies »

The series 'Photo-Bodies: In between the edge of a stitched soul' is about the relationship between bodies and photographs, creating a synergism between the subject photographed and the physical representation of it. The materiality of the photographic paper, such as the 'grammage' or paper density, the cotton base and pliability are all 'fine art' photographic paper characteristics that lend themselves to extending the concept of 'body' from the subject to the presentation.

The photographic print, in the form of these handmade photo-sculptures, is given its due dimension and presence, in the vocabulary of its own medium (100% cotton, pulpy, absorbent, flexible, scratchable, tearable, pierceable, stitchable).

This series is an inquiry into the vocabulary of corporeity.

"Inside Obscura "
FRANCE
ARLES – Chapelle Sainte Anne - place de la République

Une pièce noire, isolée de la lumière, à l’exception d’une minuscule entrée lumineuse. Le silence. Je m’assieds et attends que mes yeux s’habituent à l’obscurité. Sur les murs, le dehors se déploie.

La pièce se transforme au gré de la camera obscura, et m’offre un nouveau décor, superposition de deux réalités. Je pense à ces peintres de la Renaissance qui utilisaient déjà cette technique : ont-ils eu ce même frisson d’émerveillement ?

L’intérieur et l’extérieur se mêlent. Ma peau devient mur, nuage, arbre.

Je me laisse imprégner par ce nouvel univers éphémère à la croisée des réalités. Solitude, mélancolie, rêverie : un théâtre sombre et silencieux dans lequel l’humain doit trouver sa place. Le temps se fige. Trente secondes passent. Je retiens ma respiration et m’embarque pour un nouveau voyage introspectif.

"Extrêmes"
FRANCE
ARLES – Chapelle Sainte Anne - place de la République

« Des images sensorielles qui touchent ta propre intimité. Ta complexité. Tes limites. Tes différences. Ton étrangeté.

Des expériences de ton contact.

De ce contact au présent. Avec toutes ses nuances.

De ce présent au contact d’un passé aussi. Avec tous ses ancrages.

 

Alors dans cet automouvement, tu te sens. Tu ressens. Tu te transformes. En t’associant. En te dissociant. Tu te rencontres.

 

De cette articulation entre gestes, contrastes et textures émerge alors le dialogue de l’image. Peut-être un voyage pour aller à la rencontre de l’Autre.

Et de cet espace restreint s’évapore l’interprétation du regard extérieur car l’explication de la scène interne reste inaccessible.

Explorer, tenter de dévoiler le mystère de l’expression à partir de ses propres représentations, de ses propres frontières. 

 

Atteindre ses extrémités pour les dépasser ?

Se débattre ? Pour vivre ?

Frôler l’inconvenance pour renaitre de ses souffrances ?

Pour se détacher ? De quoi ? De qui ?

Pour se relier ? A soi ?

Pour s’aimer ?

 

Prends donc la tête de ton mouvement.

Et mène ta propre danse … »                                                                             Maf

"Masterclass view"
FRANCE
ARLES – Chapelle Sainte Anne - place de la République

Une rencontre inattendue avec le photographe Arlésien Bruno Rédares, l'emmène au mois d'octobre dernier sur l'île de Milos pour un stage de photos sur le Nu et la Nature, donné par ce dernier. Et lui permet d'exposer cette semaine sept de ses images.

Elle participe à l'exposition CONSUL' ART à Marseille cet été, choisie par le Consulat Général Belge, pour représenter son pays.

L'aventure de cette passionnée n'en est certainement qu'à ses balbutiements.

« J'aime le beau dans sa simplicité et souvent grâce à la spontanéité de l'instant. »

"Galatées "
ESPAGNE
ARLES – Chapelle Sainte Anne - place de la République

Aliénation, secret et solitude, suffocation et agitation des corps et des visages couverts de plastique...

Le mythe de Galatea revisité à partir d'images qui sont des métaphores visuelles de notre désir profond de posséder comme leur propre création ce qui ne peut être qu’étranger et libre, de ce qui dans les mots de Pilar Pedraza est «la manipulation, la transformation délibérée de ce qui Il est décrit pour en faire « quelque chose d’autre », et, encore plus, la relation conceptuelle avec le mythe qui les initie et soutient l'intention du regard ». (note)

Galatée, métaphore et mythe, le destin fatal de réaliser ce qu’on désire, la vision qui enchante notre âme et façonne nos désirs les plus cachés.

L'image acquiert une vie propre, le créateur et l'objet sont confus, l'incertitude et l'impuissance, le dérangement de ceux qui arrivent à un nouveau port mais ne peuvent pas échapper à leurs vieux doutes. Galatées qui sont faites de la même matière que les rêves.

(Note) ‘’ Maquinas de amar : secretos del cuerpo artificial’’ Madrid, Valdemar, 1998


« Galateas »

Alienation, isolation and loneliness, suffocation and restlessness of bodies and faces covered in plastic ...

The myth of Galatea revisited from images that are visual metaphors of our most intimate desire to possess as our own creation what can only be foreign and free, from what in the words of Pilar Pedraza is "manipulation, the deliberate transformation of that which is portrayed to turn it into "something else", and, even further, the conceptual relationship with the myth that originates them and that sustains the intention of the gaze." (note)

Galatea, metaphor and myth, the fatal destiny of achieving what is desired, the vision that enchant our soul and shapes our most hidden desires. The image acquires a life of its own, creator and object are confused, uncertainty and helplessness, the disturbance of those who arrive at a new port but cannot escape from their old doubts. Galateas made of the same material of dreams.

(Note) ‘’ Maquinas de amar : secretos del cuerpo artificial’’ Madrid, Valdemar, 1998

"Artemisia"
FRANCE
ARLES – Chapelle Sainte Anne - place de la République

Artemisia Gentileschi, forte personnalité de la peinture caravagiste, en exprimant son insoumission aux codes patriarcaux de l’Italie du XVIIème siècle, revendiquait à la fois le statut de femme artiste et dénonçait la condition de la femme dans la société.

Une danse, un corps qui bouge, se débat en un ballet intime, hommage à la nature mouvementée du corps et de la pensée.

« Mouvement, comme désobéissance, comme remaniement » écrit Henri Michaux

« Mouvements d’écartèlement et d’exaspération intérieure plus que mouvements de la marche

Mouvements d’explosion, de refus, d’étirement en tous sens

Mouvements sans tête

Mouvements à jets multiples

Mouvements à la place d’autres mouvements qu’on ne peut montrer, mais qui habitent l’esprit

de poussières
d’étoiles
d’érosion
d’éboulements
et de vaines latences… » Henri Michaux

 

avec la collaboration de Aude Courtiel danseuse contemporaine

"L’art de vieillir"
CANADA
ARLES – Chapelle Sainte Anne - place de la République

À l’origine de ce photoreportage, une révélation qu’Arianne Clément doit à une jeune et vive beauté de 102 ans, qui l’impressionne alors par sa désinvolture face à l’objectif. Elle est conquise par cette femme d’âge mûr qui s’assume entièrement, qui se sent belle et séduisante et qui n’a aucune réserve à le manifester. Et si la beauté ne se réduisait pas à la seule plastique ?

 Et si, au-delà des traits et des marques du temps, la beauté était quelque chose de moins tangible, mais de plus durable ? Une attitude. Une aisance. Une acceptation de soi.

La beauté n’est plus quelque chose dont on serait pourvu, ou pas, que l’on acquiert durant la jeunesse pour ensuite accepter, ou non, son inéluctable flétrissement.

Elle serait plus que cela et, fort heureusement, mieux que cela. Une manière d’être, qui se cultive et qui s’enseigne et que chacune des huit femmes, et les deux hommes, exposés ici, représentent à merveille.

Les photographies traduisent, chez la photographe, une fascination pour le corps humain et son grand potentiel d’expression émotionnelle.

De là l’importance, pour l’artiste, d’établir une profonde complicité avec ses modèles afin d’accomplir une mise à nu tant physique que psychologique.

Les sujets, saisis dans toute leur unicité, leur diversité et leur vulnérabilité, se trouvent sublimés par le recours au noir et blanc qui met en valeur le modèle et ajoute à l’aspect poétique de l’image.

Des photographies qui célèbrent la diversité des corps et des visages ainsi que différentes manières d’êtres belles et sensuelles.


« The art of aging »

This project owes its existence to a revelation I experienced when I encountered a young 102-year-old beauty whose ease and casualness in front of the lens was as impressive as it was inspiring. I was immediately taken with the old woman and the way she totally – almost unconsciously - felt beautiful and attractive and was not afraid to show it off. What if beauty could not be reduced to an idealized aesthetic?

What if, beyond the traces left by the passage of time on our features, beauty could be something less tangible but more lasting?

Beauty doesn’t have to be something that we are born with or without and neither does it have to be the privilege of youth.

It has to be much more and, hopefully much better, than this. It is a way of being. Something to cultivate, teach and learn from, and something that each of the eight women (and two men) that reveal themselves in this project are marvelous examples of.

The pictures show my fascination with the human body and its great potential for emotional expression.

 It is therefore of great importance to me to establish a strong bond with my models, with the goal of laying them bare both physically and psychologically.

The subjects, captured in their uniqueness, diversity and vulnerability, are sublimated by the use of black-and-white which enhances their presence and adds a poetic dimension to each portrait.

These pictures celebrate a diversity of bodies as well as a different way of feeling beautiful and sensuous.

"L'oeil féminin"
SUÈDE
ARLES – Chapelle Sainte Anne - place de la République

Qu'est-ce qui fait qu'une personne est un sujet dans une image ? Qu'est-ce qui fait qu'une personne est un objet ? Ces questions m’ont trotté dans la tête depuis que j'ai commencé à faire des portraits en tant que professionnelle il y a dix ans.Dans mes portraits, j'essaie de capturer des femmes en pleine possession de leur esprit et leur corps, en montrant leur confiance en soi et en les exposant, telles qu’en elles-mêmes. Plus on exhibe de peau et plus c'est difficile ; et cela provoque beaucoup de discussions. Pour moi, le défi est de capter simultanément la beauté et l'érotisme d'une autre femme avec intégrité et force.

Alors pour relever ce défi, j'ai lancé au printemps 2018 un nouveau projet photographique montrant plus de femmes nues et plus de peau nue dans mes photos.

Je l’ai appelé “l'oeil féminin”.

En anglais, ce nom « the female eye » joue sur l’homophonie entre « eye » (l’œil) et « I » (je) car je considère mes images à la fois comme une incarnation de moi-même et une version du modèle.


« The female eye »

What makes a person a subject in an image ? What makes a person an object ? These questions has been swirling in my head since I started shooting portraits professionally ten years ago.

In my portraits I am trying to capture women who own their mind and body, showing off their confidence and exposing themselves, being in themselves. The more skin you show however, the harder it is. And it causes a lot more discussion. To me, the challenge is to capture both beauty and eroticism of another woman with integrity and strength.

So to challenge myself to do this, this spring 2018 I launched a new photographic project shooting more nude women and having more bare skin in my pictures. I call it The Female Eye.

The name of my project is ”The female eye” but intentionally it can also sometimes be read as ”The female I” (I as in me). I see my images as an incarnation of myself as well as a version of the model.

"Les Nus Interdits"
AFRIQUE DU SUD
ARLES – Aux Docks d’Arles - rue du Dr Fanton

Un projet débuté en 2013 dans l’île de la Réunion

Les images simples et exigeantes nécessitent une attention au corps. La plupart de mes images sont des femmes car la plupart semblaient accepter de se faire photographier nues, faisant donc davantage confiance au photographe qu'à leurs homologues masculins.

Les temps contemporains m'avaient inévitablement ramenée à ce thème particulier. À mesure que la société est scrutée, le point de vue des médias sociaux détermine les tendances qui exercent une influence plus grande sur la culture populaire qui est actuellement influente, mais pas toujours de manière positive.

La tolérance aux images graphiques et violentes sur les médias sociaux est inquiétante, mais les photos nues, les mamelons de femme sont sous surveillance et leur visibilité est souvent interdite.

C’est un point de vue hypocrite de notre état actuel

Personnellement, cela a été une façon de confirmer "ma théorie" et de critiquer en tant qu'observateur de la société. J’en ressens une régression de la morale et des valeurs concernant la façon comment le corps est vu.

Les volontaires sur ces photographies sont des personnes qui ont aussi un point de vue sur la façon comment le corps est vu, discuté et rejeté.


« Les Nus Interdits »

A project started in 2013 in Reunion Island

My simple yet demanding images require one to pay attention to the body.

Most of my photographs are of women because most of them seemed to be willing to be photographed naked, thus trusting the photographer more than their male counterparts.

Contemporary times had inevitably brought me back to this particular theme. As society is scrutinized, the social media viewpoint determines trends that have a greater influence on popular culture therefore very influential, but not positive always.

Tolerance of graphic and violent images including of dead naked bodies on social media is disturbing, but photos of a healthy nude, nipples etc are under surveillance and their visibility is often prohibited.

This is a hypocritical point of view of our current state

Personally, this has been a way to confirm "my theory" and to criticize as an observer of society.

 As a photographer on social commentary i sense regression of morals and values ​​regarding how the body is seen by society

The volunteers on these photographs are people who also have a perspective on how the body is viewed, discussed and rejected.

These ordinary people made this project possible.

"Être pierre "
FRANCE
ARLES – Galerie de l’Hôtel de l’Amphithéâtre - rue Diderot

C’est la lecture du très beau texte d’Italo Calvino « Etre pierre » qui est à l’origine de cette série : « être une pierre ou un être pierre ». Ces photographies traitées en noir et blanc et présentées en diptyque nous montrent d’évidence « la peau de la matière » par association de la pierre et de l’être.

Pour ce corpus, l’artiste a collecté différentes pierres dans le substrat de carrières abandonnées depuis une cinquantaine d’années pour créer douze « sculptures éphémères » qu’il confronte à douze fragments de son propre corps érigés en statuaire.

Ces fragments de corps, en équilibre fragile sur douze « pierres-socles » en regard aux douze « pierres-sculptures » deviennent la métaphore de la fragilité de l’être. Elles nous dévoilent nos supposées forces et nos vulnérabilités face à l’existence. Nous sommes tous confrontés, un jour ou l’autre, dans nos vies à l’incertitude, à des instants de déséquilibre, d’instabilité, de doute ou d’impermanence. C’est bien cet état d’errance qui est exprimé dans ces images. 

Ces autoportraits tiennent aussi de la performance photographique car il était primordial que l’artiste convoque ses propres inquiétudes et participe physiquement à cette dualité de l’existence en opérant seul, passant du photographiant au photographié.

"Itinérances "
FRANCE
ARLES – Atelier de l’image – rue du 4 septembre

Depuis trente ans, je photographie le Nu ; d’année en année, mon regard et mon style sont restés fidèles à la représentation originelle de mes débuts, au point qu’il est parfois difficile de dater ou de différencier des images avec plus de vingt ans d’écart.

Cette intemporalité est également liée à l’esprit photographique qui m’anime ; j’apporte la plus grande importance à la lumière naturelle avec laquelle je travaille en toute simplicité. La représentativité du corps nu n’est pour moi pas l’objectif premier que je recherche, la photographie doit raconter une histoire, dans un langage universel compris de tous.

Depuis toujours, j’exprime mon travail artistique en noir et blanc argentique, avec des tirages plein cadre réalisés à l’agrandisseur sur papier baryté ; un choix qui, à mes yeux, reste l’aristocratie de la photographie

Cette sélection d’images fait partie d’une exposition réunissant près d’une centaine d’œuvres, photographies et techniques mixtes qui, depuis plusieurs années, ont été présentées dans différentes galeries et manifestations en France, en Italie et en Chine.

Nombre de ces photographies font parties de collections privées et publiques.

BR

"La naissance du Minotaure "
FRANCE
ARLES – Palais de l’Archevêché - place de la République

L’univers artistique, présenté ici, n’est pas sans évoquer ce qui pour « Georges Bataille, dans le thème du Minotaure, situait la naissance de l’homme à partir de l’animalité. Il existe pour Bataille un lien profond entre les deux. Pour lui, afin de retrouver son caractère sacré l’homme devait replonger dans l’animalité. Il se parait alors du prestige que procure l’innocence de la bête. »

Le travail photographique que Le Minotaure réalise, puisse ses sources aussi bien dans l’univers de l’anthropologie, de la psychanalyse, que du fantastique ou du magique.

Chaque séance de travail, est vécue comme un rituel dont l’alchimie de la mise en scène relève d’un travail inconscient mené par l’artiste. Il glane et collecte des éléments de décors, de costumes ou s’affaire à la recherche de lieux dont l’esthétique transcende l’imagerie érotique ou pornographique ordinaire. Les corps ainsi vêtus de ces oripeaux sont projetés dans des espaces magiques et offre cette transgression crue de notre regard sur le corps.

Il va sans dire que si l’exotisme et les références aux cultures extra-occidentales qu’emprunte Le Minotaure font appel à ce qui structure notre psyché, elles font par ailleurs jaillir une myriade de formes symboliques.

Aux confins de l’imaginaire, des mémoires ancestrales et des représentations, ses photographies évoquent la possible existence d’images primordiales dans notre sexualité, dans nos désirs.


« The birth of The Minotaur »

The artistic world, presented here, is reminiscent of how «Georges Bataille in the theme of the Minotaur, considered the birth of Man as from the origin his animal nature. In Bataille’s view, there is a profound link between both. For him, in order to regain his sacred character, man had to plunge back into animality. He would thereby don the prestige derived from the innocence of the animal”.

The photographic work produced by the Minotaur, draws its sources on worlds as different as anthropology, psychoanalysis, fantastic and magical.

Each work session is experienced as a ritual in which the alchemy of the performance reveals the artist’s unconscious work. He gleans and collects decorative pieces of scenery and costumes or seeks out locations whose aesthetic quality transcends ordinary erotic or pornographic imagery. Bodies clothed in these rags are projected into magical spaces and offer this crude transgression of the perception of our bodies.

Needless to say, while exotism and extra-western cultural references used by The Minotaur summon up the structure of our psyche, a myriad of symbolic forms also spring to life.

At the furthermost bounds of imagination and its representations, his photos evoke the possible existence of primordial images in our sexuality and our desires.

"Saint Sébastien, le corps triomphant."
FRANCE
ARLES – Palais de l’Archevêché - place de la République

De Depeche Mode à Mylène Farmer, de Radiohead à Coldplay, Robin photographie le monde musical depuis plus de vingt-cinq ans. Aujourd’hui, Robin met en lumière et nous livre ces « triomphants », profanes de toute célébrité qui illuminent le caractère atemporel des sculptures de bois et de pierre du musée de l’Archerie et du Valois.

Robin s’intéresse depuis nombre d’années à la figure de Saint Sébastien. Martyr percé de flèches, à l’instar de ceux qui souffrent de la maladie, peste jadis, sida aujourd’hui. Sébastien l’inspire dans sa vision du corps de l’Homme. Jeunesse et beauté le défendent de la mort qui rôde, insidieuse, dans les veines saillantes des modèles.

Lumières dessinant les formes, corps entiers offerts à l’œil du photographe, autant de liens tissés entre la figure du saint d’antan et nos contemporains, intemporel parallèle au travers des siècles. Un regard posé sur les âmes, la chair, la matière.


Saint Sebastian, the triumphant body.

As a music photographer Robin has been working with french and international artists, such as Depeche Mode, Mylène Farmer, Radiohead or Coldplay, for more than twenty-five years. Today, he brings to light and delivers us these "triumphants", laymen of any celebrity, illuminating the timeless character of wood and stone sculptures from the Archery and Valois Museum (Hauts-de-France).

Robin has been interested for many years in the figure of Saint Sebastian. Martyr pierced with arrows, like those who suffer from the disease, plague yore, AIDS today.
Sebastian inspires him in his vision of the Man. Youth and beauty defend him from death wandering insidiously in the salient veins of the models.

Lights drawing shapes, whole bodies offered to the eye of the photographer, so many links created between the figure of the saint from the past and our contemporaries, timeless parallel throughout the centuries. A look at souls, flesh, matter.

"Night Call Lyon - Les fleurs du Mâle"
FRANCE
ARLES – Palais de l’Archevêché - place de la République

‘’ SAGE… l’est-il vraiment Pierre ?

Sous ses airs de garçon bien élevé à qui l’on donnerait le bon dieu sans confession, il lève le voile sur les dessous des nuits lyonnaises. Tout juste achevée, la série « Les Fleurs du Mâle » déshabille les non-dits, expose les regards dérobés et nous dépouille de ce costume que l’on endosse au moment de sortir le soir.

Pierre Sage a choisi treize des plus beaux établissements de nuit de Lyon, sa ville, dont il dévoile des dessous inattendus. Dans l’atmosphère feutrée de cette ville bourgeoise, les comédiens interprètent inlassablement le même thème. Pierre SAGE pousse les curseurs du masculin et du féminin jusqu’à l’archétype, jusqu’à la caricature, avec une forme de lucidité et de dérision sans concession.

© Carole Huyvenaar – Men’s Up Magazine

"Delirium"
ITALIE
ARLES – Palais de l’Archevêché - place de la République

Delirium est une fièvre nocturne, une image intérieure ; il est la pensée la plus sombre qui te bouleverse dans les heures entre la nuit noire, profonde et silencieuse et le lever du soleil. Les souvenirs apparaissent et les regrets deviennent tangibles.

'Delirium' se nourrit de fantômes, il chasse les peurs non exprimées, les vérités épineuses et les ombres.

C’est un univers qui est blessé et marginalisé, mais encore capable de rêver, d’aimer et d’espérer. L’espoir scintille animé : une flamme brûle toujours dans chaque être humain.

J'ai beaucoup cru en ce projet, qui a eu une longue gestation.

J'ai choisi de me fier principalement à mon expérience et aux émotions qui sont survenues à chaque phase de mon travail, en laissant de côté la technique. Un aspect clé de ce travail a été l'empathie entre les modèles et le photographe, les premières se montrant capables de comprendre et d’exprimer les émotions et le second de saisir l'instant décisif.

L'émotion a été le fil rouge de tout le projet, où j’ai réussi à me libérer et à valoriser mes intuitions et mes sentiments.

Voir ce travail sélectionné pour le Festival Européen de la Photographie de Nu à Arles, parmi les œuvres de nombreux grands artistes est un rêve qui se réalise.


Delirium’ is a night fever, an inner image; it’s the darkest thought that overwhelms you in the hours between the the gloomy, deep, quiet night and the rising of the sun.

Memories arise, regrets become tangible.
Delirium is fed by ghosts, it chases unexpressed fears, thorny truths and shadows.
It’s a universe that is wounded and marginalised but still able to dream, love and hope. Hope sparkles lively: a flame is still burning in every human being.

My belief in this project has always been very strong. Its gestation has been long.
I chose to trust primarily my experience and the emotions that arose throughout every phase of my work, leaving my concerns about to technical aspects in the background.
In fact a key aspect of this work has been the empathy between the models and the photographer, the former being able to understand and interpret the emotions and the latter being able to catch the momentum.
Emotions have been the ‘fil rouge’ of the whole project, as I managed to set myself free and value my intuitions and feelings.

It is dream that comes true to have this project selected for the European Festival of Nude Photography in Arles amongst the works of many great artists.

"Sur les traces de Frida"
FRANCE
ARLES – Palais de l’Archevêché - place de la République

Susana Barrantes, artiste mexicaine, danseuse, chanteuse et peintre, femme « plurielles ».

J’ai rencontré Susana dans un théâtre à Marseille où elle chantait, je lui ai proposé de poser pour moi, Susana avait dansé dans un spectacle sur la vie de Diego Rivera et Frida Kahlo « Diego mon amour » le thème était trouvé ce sera Frida, elle avait la liberté d’exprimer ses sentiments et ses visions, non seulement pour incarner le personnage, mais en tant que personne en tant que femme, comme Frida elle exprime la passion au delà de l’artiste peintre que nous connaissons.

Nous avons travaillé deux ans sur ce sujet.