20ème festival européen de la photo de nu - Arles

Expositions

« Le Corps indécis »
ITALIE
ARLES – Chapelle Sainte Anne - place de la République

« Le Corps indécis »

Les œuvres sélectionnées pour cette exposition appartiennent à trois séries distinctes.

Dans la série Fluxus, les corps sont animés par la chaleur de l'existence. Un souffle parfois éthéré, parfois sombre les nourrit en s'exprimant en rougeurs, bleus, abrasions, il prodigue ses fruits en croquis et en ruisseaux.

Chez Corpus ligneum les bustes sont traversés par une vitalité tenace et silencieuse, les membres s'entrelacent en équilibres sculpturaux. Le mouvement parle le langage hors du temps du bois qui est fait de tensions, de crevasses, de surfaces lissées et rendues rudes par le feu.

Dans le dernier et nouveau travail, les figures émergent parmi des lacérations, des halos, des restes de colle de vieilles cartes. L'image se mélange avec le papier rugueux, la lecture hésite entre la clarté de la forme et les stratifications de l'impermanence.

 


 

« The tentative body »

The works selected for this exhibition come from three distinct series.

In the Fluxus cycle, bodies are animated by the warmth of life. A breath now light, now heavy and gloomy nourishes them bringing blushing, swells, scratches; its fruits are spread in splashes and streams.

In Corpus ligneum torsos are crossed by a quiet and steady vitality, limbs weave in a sculpted balance. Movement speaks the timeless language of wood which is made of tensions and cracks, of surfaces shaped and roughened by fire.

In the latest new series, figures emerge within rips, halos and glue marks of old papers. The image merges with the uneven page, the reading act wavers between clarity of the form and blurring due to impermanence.

 


 

« Il Corpo inquieto »

 

I lavori presenti in questa mostra appartengono a tre distinte serie.

Nel ciclo Fluxus i corpi sono animati dal calore dell’esistenza. Un soffio ora leggero, ora cupo li nutre esprimendosi in rossori, tumefazioni, graffi, prodigando i suoi frutti in schizzi e rivoli.

In Corpus ligneum i busti sono percorsi da una vitalità tenace e silenziosa, gli arti si intrecciano in equilibri scultorei. Il movimento parla il linguaggio senza tempo del legno fatto di tensioni, spaccature, superfici tornite e rese scabre dal fuoco. 

Nell’ultimo, nuovo lavoro, le figure affiorano fra strappi, aloni, resti di colla di vecchie carte. L’immagine si fonde con la pagina ruvida, la lettura oscilla fra il nitore della forma e le stratificazioni dell’impermanenza.

« Vingt ans et plus »
FRANCE
ARLES – Atelier de l’image – 29 rue du 4 septembre

« Vingt ans et plus »

Le titre de cette exposition a une double signification et représente la parfaite philosophie de ma démarche sur la photographie de Nu. 

L’âge de mes modèles d’une part, mais surtout l’histoire dans le temps, du passé, du présent et du futur, celui qui reste encore dans la continuité de mon travail d’auteur.

Depuis près de trente ans, je photographie le Nu ; d’année en année, mon regard et mon style sont restés fidèles à la représentation originelle de mes débuts, au point qu’il est parfois difficile de dater ou de différencier des images avec plus de vingt ans d’écart. 

Cette intemporalité est également liée à l’esprit photographique qui m’anime. 

La représentativité du corps nu, n’est pour moi pas l’objectif premier que je recherche, la photographie doit raconter une histoire, dans un langage universel compris de tous.

Je m’attache particulièrement à l’intégration du modèle dans un décor, dans un contexte, dans une situation et j’apporte la plus grande importance à la lumière naturelle avec laquelle je travaille en toute simplicité. 

Depuis toujours, j’exprime principalement mon travail artistique en noir et blanc argentique, avec des tirages plein cadre réalisés à l’agrandisseur sur papier baryté ; un choix qui, à mes yeux, reste l’aristocratie de la photographie.

Cette sélection d’images, regroupe une partie de mes œuvres qui depuis plusieurs années ont été présentées dans différentes galeries et manifestations en France, mais également à l’étranger. Nombre de ces photographies font partie de collections privées et publiques. 

L’exposition marquera la sortie de mon ouvrage photographique, du nom éponyme, illustré de 100 images sur la période 1994-2019 soit 25 ans de photos de Nu.

« Mode Venus »
FRANCE
ARLES – La Résidence – rue Elie Giraud

« Mode Venus »

La nudité et la chromie font partie intégrante de la pratique artistique de Mary-Laetitia Gerval, artiste pluridisciplinaire.

Les photographies évoquent les codes du passé conjugués à sa vision du monde moderne. Le nu se confond même avec la matière sur certaines mises en scène. Ses Vénus des temps modernes impressionnent aussi par l’expression de la fragilité de l’existence, par la tension d’un corps en mouvement, par la dureté d’un regard, par l’affirmation de leur féminité.

On observe à la fois la métamorphose de l’âme et la transformation du corps. 

« Octobre rose »
FRANCE
ARLES – Galerie de l’Hôtel de l’Amphithéâtre – rue Diderot

« Octobre rose »

En 2009 j’ai perdu simultanément ma sœur et la mère de ma fille, toutes deux victimes d’un cancer du sein. Peu de temps après, la responsable de l’opération “Octobre rose“ à Nîmes, a remarqué un de mes nus qu’un de ses amis collectionneur venait d’acquérir.

Elle m‘a demandé de monter en quelques semaines une série de nus mettant en avant les seins de vingt-six femmes pour une exposition/vente aux enchères en octobre 2009.

Je ne pouvais pas décliner cette demande, que j’ai exécutée à ma façon, en jouant sur les fusions d’images et le collage numérique. J’ai photographié ces femmes très volontaires chez elles ou sur leur lieu de travail, selon leurs disponibilités : seule obligation, pour la plupart, cacher d’une façon ou d’une autre leur visage, certaines étant très connues…

J’espère avoir réussi une série assez ludique et colorée pour dédramatiser une maladie qui peut être fatale, comme j’ai eu la douleur de le constater.

 


 

« Pink october »

In the year 2009, I loose simultanely my sister and my daughter’s mother, both victims of breast cancer. Some time after, the person in charge of “Pink October“ in Nîmes, noticed one of my nude photography, just bought by a collector.

She asked me to product quickly these pictures for an exhibition/auction sale : just an obligation, to hide the face of these women, some of them being welknowned in this town.

I hope to bring a colored vision on this dramatic desease.

« Miniworld »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - 1er étage

« Miniworld »

L'idée de cette série est née en 2016 dans un grenier en découvrant les quelques pièces restantes d'un train électrique et quelques figurines ferroviaires qui dormaient là depuis quelques années.

Et pourquoi ne pas redonner à ces petits personnages une seconde vie en créant de petites mises en scène ludiques sur fond de jolis paysages anatomiques qu'offre un corps dénudé, le tout magnifié par une belle lumière.

Après quelques essais est née cette série qui s'est étoffée au fil des ans et qui s'enrichira encore au gré des rencontres et des inspirations…

« Soft Girl »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - 1er étage

« Soft Girl »

Dans cette série de portrait, j'aborde le thème du nu pour la première fois.

Je souhaitais un rendu particulier, que le média puisse se lire et s'interpréter en plusieurs niveaux. Avec un désir de détachement de la réalité, la pose longue m'a permis de réaliser un grain flouté qui exacerbe la féminité délicate de mes modèles.

J'ai cherché par le regard fuyant, le nu caché, à transmettre l'émotion de douceur et de réserve que j'ai ressentie à la prise de vue.

« Sanguine »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - 1er étage

« Sanguine »

La « sanguine » est habituellement utilisée pour la production de croquis, de modèles vivants, et est idéale pour le rendu des modelés et des volumes.

Cette série est en fait née d'un de mes tableaux, dans ce style "Sanguine", pour lequel j'éprouve une certaine fascination depuis plusieurs années, comme finalement pour beaucoup de peintures et statues représentant des corps nus.

Avec cette série épurée, anonyme, et essentiellement axée sur les formes, j'ai cherché à jouer avec les lumières et les teintes, et ainsi mettre en valeur les courbes féminines. Au travers de cette série, j’ai donc souhaité mettre en image mon regard sur le corps féminin : douceur, harmonie, volupté et sensualité.

Cette série a été réalisée avec 6 modèles, toutes amateurs et de tous âges, avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir à échanger et collaborer.

« Osmoses minérales II»
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - 1er étage

« Osmoses minérales II»

Depuis la plus lointaine époque, l’homme laisse les traces de son passage dans les grottes, sur les murs qu’il construit, les pierres et les bois qu’il taille. Traces qui arrivent jusqu’à nous souvent décolorées, rongées par le temps. Mais qui portent en elles les mystères de la vie d’autrefois.

C’est l’idée développée par le photographe dans « Osmoses minérales II ». Il unit le corps de ses modèles à la matière minérale des vieux murs, décrépis ou tagués, afin d’évoquer dans chacune de ses compositions la poésie des fresques délavées par les ans, mais aussi la force de corrosion du temps qui passe, trop vite hélas.

 


 

« Mineral Osmosis II »

Since the remotest times man has left the traces of his passage in caves, on the walls he has built, on stones and wood he has carved. Traces that often come to us faded, time eaten. But carrying the mysteries of life long ago.

This is the idea developed by the photographer in “Mineral Osmosis II”. He unites the body of his models to the mineral material of decrepit or tagged old walls, in order to evoke in each of his compositions the poetry of frescoes washed by the years, but also the strength of corrosion by the passage of time, time which goes by too fast, unfortunately.

« Mur, Peau, Berlin »
BELGIQUE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - 1er étage

« Mur, Peau, Berlin »

Trente ans après, la commémoration de la chute du mur de Berlin nous invite à (re)penser l’expérience de la frontière.

Invitation à regarder la frontière comme une peau. Celle qui caresse et se laisse caresser, qui invite à s’attarder et à la promenade. Le lieu de l’échange entre le dedans et le dehors. Un mur, certes, mais comme celui d’une maison, muni de portes et de fenêtres, d’un seuil sur lequel se tenir pour accueillir l’autre.

Arriver à distinguer, comme en anglais « Border », la ligne, qui sépare les pays et les personnes, et « Frontier », le territoire inexploré qui se trouve derrière. Se réjouir de la frontière parce que c’est là qu’on touche à l’autre, et parce que, juste derrière, « La Frontière » sera le lieu de la découverte, de l’expérience absolue de soi et de l’autre.

 


 

« Wall, Skin, Berlin »

Thirty years later, the remembrance of the fall the « the wall » invites us (re)thinking our experience of the border.

An invitation to consider the border as a skin. The one that caresses and will be caressed, inviting to a slow discovery. The interface between the inside and the outside. A wall of course, but like a house wall, with doors and windows, a threshold where you will welcome the guest.

Making also the distinction between « border », the line separating countries and people, and « frontier », the unchartered territory that lays behind. Enjoying the border as the place where we can touch the other and because, just behind it, “The Frontier” will be the place of discovery, for a total experience of you and the other. 

« Rêves provoqués »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - 1er étage

« Rêves provoqués »

Raconter des histoires en une seule image, raconter mes rêves avec mes propres photos.

Mon travail consiste pour cette série de photographies à créer des univers, des histoires, des scènes oniriques, provocatrices, avec toujours la présence de corps nus de femmes sensuelles, fortes, exigeantes, toujours présentes, actrices et vivantes dans des décors surréalistes.

Les personnages présents dans chaque histoire sont là pour exprimer et provoquer des émotions, de la sensualité, du fantasme chez le spectateur qui à son tour peut refaire une histoire, la réinventer, se la réapproprier. 

Nous ne convoquons pas nos pensées mais nous pouvons convoquer nos rêves et nos fantasmes. 

« Touchepasamachatte »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - 1er étage

« Touchepasamachatte »

Nombre de mouvements et d’actions luttent contre le harcèlement sexuel et la violence dont sont victimes les femmes. Mais certains propos vont trop loin et tombent dans un extrémiste anti-mec qui tend à rallumer les flammes et desservent la cause de l’égalité homme-femme.

Touchepasamachatte ce sont des hommes ordinaires qui s’exposent pour porter un message de solidarité et de tolérance. Ce sont 2 artistes femmes qui veulent dire que tous les hommes ne sont pas des salauds, loin de là. C’est un message sexy et humoristique. 

Touchepasamachatte c’est un geste militant non violent pour l’égalité homme-femme et la lutte contre les violences faites aux femmes. 

Le projet : il faut évoquer le sexe sans tomber dans la caricature ni l’érotisme banal. Alice Calm apporte son soutien au projet en créant une série spéciale de « chattes » sur mesure. Tissés à la main avec des vrais cheveux, elle a créé 12 triangles pubiens qui seront portés ostensiblement par les 12 modèles du calendrier. 

Agir : grâce au support calendrier et aux photos exposées, Valeria espère que son message de tolérance se diffusera largement et toujours avec humour. Une partie des fonds récoltés par la vente des calendriers et des photos sera reversée à une association qui lutte contre les violences et le harcèlement sexuel dont sont victimes les femmes. 

« Naître libre »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - RdC Ouest

« Naître libre »

Naître libre est l'histoire d'un vrai rêve, d'une quête absolue. Un monde fantasmé où les humains, à l'instar des animaux, vivraient légèrement et en pleine communion avec la nature. L'arrivée du petit d'homme serait attendue puis célébrée à ciel ouvert dans l'insouciance du jeu et de la nudité. La femme et l'homme, partenaires, solidaires, se sentiraient égaux et porteraient ensemble leur dernier né vers des horizons sans frontières.

Au-delà de l'utopie, ce travail autour de la naissance présente un regard personnel et poétique sur le corps en devenir, en mouvement. Le corps qui grandit, qui nourrit, qui porte, qui contient. Les corps qui jouent, qui se collent, qui se répondent, pour finalement former tous ensemble un autre corps à part entière.

En mettant en scène une famille totalement décomplexée, aux allures presque primitives, cette série est à la fois un clin d’œil à la sagesse des peuples ancestraux et une invitation à un ailleurs plus simple, plus naturel, sans artifice. Bien ancrés dans le sol, leurs corps à corps ludiques et impudiques témoignent d'une reconnexion joyeuse, entre eux et avec le monde du vivant.

« La baigneuse »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - RdC Ouest

« La baigneuse »

La baigneuse est une évocation ; elle est solitaire et sûrement un peu mélancolique. Elle est dans le printemps et l’été une apparition fluide, presque immatérielle.

Sur les berges d'un torrent isolé où résonne encore tant d'amour vécu, elle se glisse, seule entre les arbres pour s'allonger plus loin sur un banc de sable.

De la montagne où la rivière dévale entre les rochers, le vent violent du soleil vibre sur son corps étendu. Elle s'abandonne, nue, sur le rivage au ciel fiévreux de l'été. Plus tard, parmi les ombres de la nuit, elle s'attardera dans l'eau noire du ruisseau.

Les images de la baigneuse, simples, troublantes, à l’illusion érotique discrète, sont sans lieux ni dates. Les photographies sont usées, rayées, déchirées ou scotchées, et sont même peut-être très anciennes car toujours reste obscur le désir…

« Matum angelus »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - RdC Ouest

« Matum angelus »

C'est après plus de 9 ans dans la photographie de tout genre, que mon envie de travailler sur la beauté du corps féminin ainsi que de la nature c'est réveillé. Je me suis alors interrogé :  Comment verrais-je le corps humain dans son milieu naturel ? » C'est après plusieurs jours de réflexion que la série « Natum Angelus » « La naissance d'un ange » est née.

Il s'agit d'une jeune série essentiellement consacrée au noir et blanc, aux paysages et surtout aux corps féminins. J'aime grâce à celle-ci, montrer avec douceur la beauté de la nature avec des photos généralement plus lumineuses, des endroits grandioses, tels que les paysages d’Écosse, comme vous pourrez le voir dans le tirage « Paradisum » « Le Paradis », mais aussi l'impact plus que néfaste de l'Homme sur la terre avec des clichés plus sombres, souvent très bouchés, comme représenté dans la photo « Infernum » « l'enfer ».

Qu'adviendrait un ange sur la terre ? C'est la grande question que je me pose et m'efforce de faire ressortir dans cette série. Cependant d'autres problématiques s'imposent : arriverait-il à trouver sa place, que penserait-il de la nature Humaine ?

Pour le moment je n'ai pas les réponses mais pourriez-vous y trouver des indices au travers de mes photos.

« Serie O’gènes »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - RdC Ouest

« Serie O’gènes »

L’eau et la photographie. Cette série est la présence de ces deux amies chères près de moi. De l’eau et du temps, à la base de mes gènes.

L’eau aide à mon épanouissement, elle m’est agréable, utile, nécessaire. Mes sens y sont sensibles. Immergé ou simplement éclaboussé, je me sens bien, mieux. Entouré, enveloppé, presque dilué dans cette présence tactile. Elle m’apporte une conscience supplémentaire sur la relation entre mon être et mon environnement, le monde autour de moi. Apprendre à se fondre, s’immiscer en plongeant, se soumettre à ses lois.

Même la lumière s’y soumet. Des photons meurent et naissent, la lumière diffracte, diffuse dans la texture des fluides en mouvement. La vision semble réduite et pourtant on est face à des spectacles grandioses, des rayons lumineux révélés, des halos stimulants l’imaginaire.

Les corps, les formes sont également affectées. Débarrassés de l’apesanteur et des appuis qu’elle impose, ils seront à la fois soulagés et déformés, visibles sous tous les angles. Tout ce qui plonge devra se soumettre, pour mieux exister.

La photographie - la passion qui m’apprend à laisser le temps au temps, de l’instant vers une éternité potentielle, face au bouillonnement du monde. Celle qui me consume, mais lentement, en me suggérant de profiter de mon temps.

Être Nu dans l’eau est une évidence. Photographier : un besoin.

 


 

« O’gènes exhibit »

Water & Photography. This exhibit is about having those two dear friends close to me. Water and time, roots of my genes. 

Water contributes to my fulfillment. Being pleasant, useful, essential, my senses delight in it. Immersed or barely splashed, I feel well, better. Surrounded, wrapped, nearly diluted within this tactile presence. Diving brings me additional awareness of my surroundings, the world all around me. Learning to melt, blend, abide by its rules.

Even light complies. Photons are absorbed and produced, light is diffracted, diffused by those moving and living fluids. Sight seems reduced but one could experience astonishing spectacles, revealed light rays and halos prompt the imagination.

Bodies, figures are also transformed. Liberated from gravity, they are simultaneously relieved, twisted but observable from any direction. Anything diving conforms, to better exist.

Photography - the passion teaches me how to let time take its course, from this instant to a touch of eternity. The passion that slowly consumes me, while inciting me to enjoy every remaining moment.

Being nude in water is an evidence. Photographing, a need. 

« Entrez dans la danse »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - RdC Ouest

« Entrez dans la danse »

Le vol entre Australie et France est un espace temps propice au détachement et au rêve ! C’est là donc, qu’a pris forme la réponse à cette question “Mais que fait on pour célébrer 20 ans ?” On danse… et on invite tout un chacun à entrer dans la danse !

Alors oui, pour les 20 ans du FEPN, je vous propose d’entrer dans La Danse.

Quelle danse ? Celle connue de tous (ou presque), celle de Matisse !

La danse n’a pas d’âge, ni de sexe, d’ailleurs les danseurs de Matisse sont assez androgynes. Ainsi, j’ai pu choisir de travailler avec des corps matures (50-70), évitant l’attrait de la perfection d’un corps de danseur. 

Dans la lignée de deux photographes dont j’admire énormément le travail, Spencer Tunick et AdeY, il m’importait de retrouver les corps dans leurs réalités, leurs expressions premières, la force de leurs naturels, leur message vital, leurs tensions et leurs cassures, leurs sensualités voire leurs érotismes, mais loin du corps objet sexualisé. 

Des corps en quête d’un langage premier que recherchait notamment Isadora Duncan, inspiratrice de Matisse.

20 ans de Nu, c’est l’occasion de célébrer le corps, la nature, le vivant et plus que tout, l’intemporel… 

 


 

« Enter The Dance »

The flight Australia to France is a time space ideal for detachment and dreams! That is where and how, for me, came the answer to the question “What do you do when you celebrate 20 years?” You dance… and invite everyone and all to enter the dance.

So for the 20th anniversary of the FEPN, I invite you to enter The Dance. Which dance? The one virtually universally known, the one by Matisse!

Dance is ageless, sexless and Matisse’s dancers are nearly androgynous. So I felt authorised to work with mature bodies (50-70), a long stretch from the perfection of a dancer’s body.

Inspired by two photographers, whose works I truly admire, Spencer Tunick and AdeY, I attempted to capture flesh in its truth, in its primal expression, its natural strength and direct meaning, tensions and breaks, sensuality or even eroticism, but without ever looking at the body as a trivialised sexualised object.

Bodies in search of the same primitive language Isadora Duncan was looking for, herself a muse of Matisse.

20 years of Nude is certainly the time or never to celebrate the Body, Nature, Life and more than all, Timelessness…

« Tristessa »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson

« Tristessa »

Cette série est une lointaine référence à Kerouac, dont le titre est emprunté à un de ses livres : une histoire d'amour qu'il a pour une jeune fille mexicaine toxicomane...

Ce Travail a été réalisée en 2015, en même temps que ma série "les Sentinelles" qui reprend le même principe du "tondo" un format rond décliné dans plusieurs tailles...

J'ai fait le choix de traiter cette série avec une couleur saturée, dans l'idée de créer une unité formelle à une courte séance de prise de vue en lumière naturelle qui a été effectuée pour une grande part de façon improvisée. Ce choix formel fait partie des rares incursions que je fais vers les images couleurs qui sont souvent des images noir et blanc colorisées.

Mes séries sont tirées en impression piezographique (encres carbones) donc avec le choix d'un tirage sur des papiers très mats avec des noirs denses pour mettre en valeur mon approche plastique où la texture de l'image peut faire penser à du dessin.

Les tirages de "Tristessa" sont aux encres pigmentaires sur un canson rag contrecollés sur dibond ou bois selon le format (17 cm ou 24 cm de diamètre) encadré avec un principe de caisse américaine en bois peint en noir réalisé par mes soins.

« Sans titre »
UK
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - RdC Sud

« Sans titre »

Je n'ai jamais vraiment été du genre à avoir un thème spécifique à l'avance pour mes histoires photographiques. J'improvise (souvent avec la contribution de ceux avec qui je travaille), puis je vois le lien, après avoir traité et étudié ce que j'ai photographié.

Cela dit, j'ai une vague idée qui se développe au fur et à mesure que je photographie. Je n’attends pas l'inspiration, je travaille. J'applaudis ceux qui ont un plan à l'avance mais je ne suis tout simplement pas l'un d'eux.

Je laisse le message des photos à la sensibilité du spectateur pour qu'il l'interprète. Après tout, l'art est subjectif et nous avons tous des opinions différentes à propos du message derrière l'image. Le titre de mes séries est un indice de ce que je veux transmettre. 

 


 

« Untitled »

I've never really been one for having a specific theme in advance to my photographic stories. I improvise (often with input from who I am working with at the time) and then see what the link is, after processing and studying what I've shot.

Having said that, I will have a vague idea that develops as I work. I have never been one to wait for inspiration, I just work ! I applaud those who have a plan in advance. I'm just not one of them.

I will leave the message in the photos to the viewer to interpret. After all, art is subjective and we will all have differing opinions on any message behind the picture. Suffice to say, the titles of my series are a clue to what I am attempting to convey.

« Le jardin des secrets »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - RdC Sud

« Le jardin des secrets »

Cette série raconte un jardin, le jardin secret d’une femme, ma femme...ou bien n’est-ce que la représentation de notre jardin secret, de mon regard sur ce que je vois ou voudrais voir, savoir sans y parvenir, montrer au-delà du visible.

Saisir ses rêves, son intime indiscernable et le coucher sur une surface sensible. Vouloir, pouvoir, savoir… saisir l’âme, l’inconscient, quête absolue et irrésolue de l’être inquiet.

Dévoiler un invisible secret dans une image, montrer ce qui ne peut se voir...Mon paradoxe. 

Alors…des images comme des tentatives de pénétrer ses pensées, ses fantasmes, sa réalité intérieure, ses histoires, ses plaisirs fugitifs. Et le corps, nu, toujours, qui se voile de lumière, dissimule ses contours, ses courbes et ses lignes, s’échappe, se dévoile, se livre, exulte, résiste, disparaît, abolit le temps, l’espace, les repères, sans autre choix que me laisser emporter, noyer, fasciner.

Inaccessible et délicieusement, douloureusement, amoureusement s’y perdre. 

« Face à Face »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - RdC Sud

« Face à Face »

La série de double exposition que je présente a été réalisée avec ce procédé. Elle aurait pu avoir uniquement un but « esthétique », mais ma réflexion initiale pour ce projet était basée sur la perception que l’on a du reflet de soi-même.

Nous ne portons pas tous le même regard sur notre nudité et sur celle d’autrui, et ce qui m’intéressait notamment au travers de ces séances photos, c’était d’aider les personnes à mieux accepter leur corps et l’image qu’elles en ont.

J’ai choisi d’utiliser le collodion humide pour la beauté du support, la rigueur technique qu’il demande et le fait que le modèle et moi-même découvrons l’image ensemble sur la plaque de verre.

 


 

« Face to Face »

The double exposure series that I am presenting was made with this process. It could have had only an "aesthetic" purpose, but my initial thinking for this project was based on the perception that one has of the reflection of oneself.

We do not all look at our nudity and that of others in the same way, and one of my interests in these photo sessions was to help people better accept their body and the image they have of it.

I chose to use wet collodion because of the beauty of the medium, the technical rigour it requires, and the fact that the model and I discover the image together on the glass plate.

« Danse de la figure – entre Noir et Lumière »
ITALIE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - RdC Sud

« Danse de la figure – entre Noir et Lumière »

Libre de se balancer sans frottement autour de la position d'équilibre, d'aller loin avec les pensées et les émotions, une danse intime dont le corps nu est le maître absolu.

Le corps tordu mais élégant représente la forme totale de liberté, capable d'osciller, dansant presque sur le mince fil qui relie le monde et la conscience de son énergie mystérieuse. Une sorte de jeu visuel, léger et équilibré de la figure se crée dans l'espace métaphysique avec l'idée de vouloir explorer la lumière et l'obscurité des mondes lointains.

Les photos ont été prises grâce à mes deux polaroïds, le polaroid 680 SRL et ONE Step.

« Faces »
FRANCE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - RdC Sud

« Faces »

Faces interroge la cohérence de l’être. Qui sommes-nous ? Des individus entiers aux limites définies ? Quelle est l'image que nous renvoyons ? Selon quoi serions-nous discernables ? 

Nous pourrions avoir tous plusieurs facettes. Nous adaptons ainsi notre image, nos comportements en fonction de la situation et des attentes. Ces portraits éternels et fragiles mettent en évidence cette adaptation permanente en multipliant les prises de vues à la chambre photographique grand format et en fractionnant le sujet. 

Chaque image est une pièce unique sur plaque de verre non reproductible. Cette série fut réalisée en 2019-2020 au collodion humide, technique hors du temps à la résolution stupéfiante qui a eu ses heures de gloire entre 1850 et 1880. Elle impose son esthétique, ses contraintes, ses surprises. J’espère qu’elle saura révéler ce qu’aucun regard direct n’offre à voir : plus qu’un point de vue. 

« Portraits chimiques »
IRLANDE
ARLES – Espace Van Gogh - place Wilson - RdC Sud

« Portraits chimiques »

Je photographiais des nus dans le paysage depuis plusieurs années lorsque je suis devenu fasciné par la personnalité des différents modèles. Beaucoup d'entre eux ont voyagé à travers le monde pour gagner leur vie en posant pour des photographes. Ils avaient tous des histoires sur leurs expériences, certaines bonnes, d'autres mauvaises. Cela m’a incité à créer des portraits beaux et forts de ces personnes merveilleusement indépendantes. 

En même temps, je sentais qu'il me manquait quelque chose dans la photographie numérique et je voulais revenir à l'analogique pour mon travail personnel. J'ai alors découvert la technique du collodion en plaque humide et j'ai pensé que ce serait un merveilleux moyen de réaliser de beaux portraits, intimes et différents, de mes modèles. C'est aussi devenu une passion pour moi.

Le procédé peut être difficile, peu fiable, imprévisible et malodorant, mais il peut donner les plus beaux résultats lorsqu'il fonctionne bien. Les modèles apprécient la lenteur du processus de réalisation des images, qui est si différente de ce qu'ils vivent souvent avec la photographie numérique. J'ai également le sentiment que cela fait ressortir la véritable personnalité et le caractère des modèles, ce que je recherche dans ce projet en cours.

 


 

« Chemical portraits »

I had been shooting nudes in the landscape for a number of years when I became fascinated by the personalities of the diverse models I photographed. Many of them travelled around the world making a living posing for photographers. They all had stories about their experiences, some good, some bad. I decided I wanted to create some strong and beautiful portraits of these wonderfully independent people. 

At the same time, I felt that I was missing something in digital photography and wanted to return to analogue for my personal work. Then I found the Wet Plate Collodion technique and thought that this would be a wonderful medium to shoot some beautiful, intimate and different portraits of my models. It also became a passion for me.

The process can be difficult, unreliable, unpredictable and smelly but it can produce the most beautiful results when it works well. The models enjoy the slow approach to making images, which is so different to what they often experience with digital photography. I also feel that it brings out the true personality and character of the models, which is what I search for in this ongoing project.

« Séminaire de la photo de Nu »
FRANCE / ITALIE
ARLES – Palais de l’Archevêché - place de la République

« Séminaire de la photo de Nu »

Dans le cadre splendide du Château de Donnafugata, gracieusement concédé par la municipalité de Ragusa, du 17 au 20 octobre 2019, s’est tenu le 1er Séminaire de la photographie de Nu, un événement qui se nourrit d’art, de maîtrise et de beauté.

Plongés dans un cadre élégant et somptueux, entourés par les magnifiques panoramas qu’offre le paysage hybléen, les séminaristes du master-class ont eu, en effet, la possibilité de travailler et de se perfectionner dans la photographie du nu.

Pour la première fois en Italie, en collaboration avec le FEPN, le maître Giuseppe Leone et le photographe français Bruno Rédarès ont mis à disposition leur grande et solide expérience dans le domaine de la photographie, et en particulier dans l’art d’immortaliser la nudité. Deux muses, une française et une sicilienne, ont été l’inspiration pour les déclics qui visent à dépeindre le charme, le naturel et donc la beauté du corps féminin. 

Des photos ont été ensuite sélectionnées pour être exposées au « Festival Européen de la Photo de Nu » d’Arles en 2020 et, en outre, dans une exposition à Ragusa. La sensibilité des participants, savamment guidée par les maîtres, fait ainsi ressortir l’originalité de chaque prise de vue qui peut être considérée comme une œuvre d’art : la nudité de femme, précisément.

Alessia Giaquinta

 


 

« Seminario della fotografia di Nudo »

Nella splendida cornice del Castello di Donnafugata, gentilmente concesso dal comune di Ragusa, dal 17 al 20 ottobre 2019, si terra il 1e Seminario della fotografia di nudo, un evento che si nutre di arte, maestria e bellezza.

Immersi in un contesto elegante e sontuoso, circondati dai meravigliosi panorami che offre il paesaggio ibleo, i seminaristi della master class avranno, infatti, la possibilità di lavorare e perfezionarsi nella fotografia del nudo. 

Per la prima volta in Italia, in collaborazione con Arles-Francia, il maestro Giuseppe Leone e il fotografico francese Bruno Rédarès mettono a disposizione la loro grande e consolida esperenza nel campo della fotografia, e in particolare, nell’arte di immortalare la nudita. Due muse, una francese e una siciliana, saranno da ispirazione per gli scatti che mirano a ritrarre il fascino, la naturalezza e dunque la bellezza del corpo femminile.

Verranno, poi, selezionate delle foto per essere esposte al « Festival Européen de de la Photo de Nu » di Arles, nel 2020 e, inoltre, in una mostra a Ragusa. La sensibilità dei participanti, sapientemente guidata dai maestri, farà emergere, cosi, l’originalità di ciascun scatto che puo considerarsi opera d’arte di opero d’arte : il nudo di donna, appunto.

Alessia Giaquinta

« Bodies, Cuts, Kitsch »
ITALIE
ARLES – Palais de l’Archevêché - place de la République

« Bodies, Cuts, Kitsch »

Dans une société où le corps prend une importance de plus en plus importante, du point de vue physique, d'apparaître alors qu'il est également orné de tatouages proéminents qui changent notre perception, l’auteur, avec une légère prise de conscience, propose une série de collages composés de corps, de visages, de détails et d'insertions improbables qui s'inspirent du kitsch.

Un projet ludique qui propose une déception visuelle à l'esthétique artistique difficile, d'où émerge un éros irrévérencieux, façonné par la manipulation du plaisir et pas du tout sensuel. Une sorte de subrogation des sentiments, vacillant, comme la coupure et l'emboîtement, entre imaginaire et légendaire, falsification et marchandisation.

Nous sommes envahis par des objets kitsch et de mauvais gout, qui semblent fonctionner comme une nouvelle expression esthétique, à l'opposé de l'art, même s'ils en font partie, car il est capable de stimuler les comparaisons et d'offrir un produit concret sur lequel débattre, le beau et le laid, l'abstrait et le figuratif, et l'incapacité à produire des œuvres contemporaines en mesure d'accueillir notre compréhension, d'éveiller la curiosité.

Pour le meilleur ou pour le pire, des conquêtes kitsch, laissez-vous emporter sans aucune promesse dans sa dimension conceptuelle, que Claudio Argentiero a composé dans ses nuits blanches d'hiver… pour le plaisir.

 


 

« Bodies, Cuts, Kitsch »

In una società dove il corpo assume una importanza sempre più rilevante, sotto il punto di vista fisico, dell’apparire quando è anche adornato da tatuaggi ben in vista che mutano la nostra percezione, l’autore, con leggera consapevolezza, propone una serie di collage composti da corpi, volti, dettagli e inserimenti improbabili che dal kitsch prendono spunto.

Un progetto divertente che propone un inganno visivo dalla difficile estetica artistica, da cui emerge un eros dissacrante, plasmato dalla manipolazione del piacere e per nulla sensuale. Una sorta di surrogazione dei sentimenti, vacillanti, come il taglio e l’incastro, tra immaginario e il leggendario, la falsificazione e la mercificazione.

Siamo invasi da oggetti  kitsch, dal cattivo gusto, che pare funzioni come nuova espressione estetica, opposta dell’arte, pur facendone parte, perché capace di stimolare confronti e offrire un prodotto concreto su cui dibattere, del bello e del brutto, dell’astratto e del figurativo, e dell’incapacità di produrre opere contemporanee in grado di accogliere la nostra comprensione, vivacizzando la curiosità.

Nel bene e nel male il kitsch conquista, lasciamoci trascinare senza promessa alcuna nella sua dimensione concettuale, che Claudio Argentiero ha composto nelle nottate insonni invernali per gioco.

« Les Espaces de Morphée »
ITALIE
ARLES – Palais de l’Archevêché - place de la République

« Les Espaces de Morphée »

Avec le projet Les Espaces de Morphée, je relève un nouveau défi, je travaille intensément pour la première fois avec le nu féminin.

Pour idéaliser une œuvre qui pourrait ouvrir cette nouvelle aventure, j'ai pensé la métaphore visuelle d'une Amazone surplombant la mer avec de longues rênes en cuir, sur un puissant bateau vivant, vers la ligne d'un horizon inconnu non sans écueils, mais extrêmement fascinant.

Dans mon imagination, la femme vit comme une protagoniste incontestée, elle assume le rôle coûteux de sauveur dans un monde dévoré par l'oubli des valeurs au sens large, le long d'un chemin ardu de reconstruction de la beauté.

J'aime à penser que, contrairement à l'histoire d'Adam et Ève, la même femme n'offre pas à l'homme la pomme du péché mais le salut.

Franco Donaggio

 


 

« Gli Spazi di Morfeo »

Con il progetto Gli Spazi di Morfeo raccolgo una nuova sfida, opero per la prima volta intensamente con il nudo femminile.

Per idealizzare un’opera che potesse aprire questa nuova avventura pensai la metafora visiva di un’amazzone che domina il mare con lunghe corregge di cuoio, su una possente nave vivente, verso la linea di un orizzonte sconosciuto non privo di insidie, ma estremamente affascinante.

Nel mio immaginario la donna vive da protagonista indiscussa,assume l’oneroso ruolo di salvatrice in un mondo consumato dall’oblio dei valori in senso lato, lungo un percorso di faticosa ricostruzione della bellezza.

Amo pensare che contrariamente alla storia di Adamo ed Eva, la stessa donna non offra all’uomo la mela del peccato ma la salvezza.

Franco Donaggio

« Trame »
ITALIE
ARLES – Palais de l’Archevêché - place de la République

« Trame »

La texture d'un tissu est la façon dont les fils sont disposés et la conception ainsi créée. Dans ce contexte, le terme a été adopté pour indiquer et représenter, même symboliquement, l'entrelacement entre l'image et les sensations qu'elle produit, entre les corps de l'espace qui les entoure et l'esprit qui les gouverne.

Encore une fois, les images de Mario Vidor parviennent à se déréaliser, c'est-à-dire qu'elles agissent au-delà de la réalité : elles naissent de la capacité intérieure à observer le présent en absence et le noir et blanc est la condition absolue pour ne pas perturber ce silence qui cherche sa forme, cette pensée qui est un dépassement du signe, du sens.

Le corps dépeint dans de nombreuses conditions est le lieu d'atterrissage d'une conversation intérieure très profonde, très secrète, c'est le geste du mouvement qui le voulait. C'est la volonté de l'artiste de saisir la possibilité que les choses se donnent.

La photographie pour Mario est précisément cette possibilité de ressentir le rythme tacite de la réalité - comme le silence - et la traduction difficile en image, en passant par le travail, de la vision intérieure.

Face à ces photographies, l'événement est un possible horizon silencieux, qui se situe de ce côté de la parole et au-delà de la beauté. L'ombre toujours caressante, la lumière toujours délicate, les nus toujours modestes, le cliché toujours destiné à dépasser l'expérience sont l'expression de la vitalité qui veut voir au-delà des données physiques. Au-delà de la beauté écrasante, qui seule suffirait à obscurcir la mortalité.

Luisella Daziano

 


 

« Trama »

La trama di un tessuto è la maniera in cui si dispongono i fili ed il disegno da essi creato. In questo contesto il termine è stato adottato per indicare e rappresentare, anche simbolicamente, l'intreccio tra l'immagine e le sensazioni da esso prodotte, tra i corpi nello spazio che li circonda, e la mente che li governa.

Le immagini di Mario Vidor, ancora una volta, riescono a de-realizzare, ossia agiscono superando la realtà: scaturiscono dalla capacità interiore di osservare il presente in assenza e il bianco e nero è la condizione assoluta per non turbare quel silenzio che cerca la sua forma, quel pensare che è un passare andando al di la del segno, del significato.

Il corpo ritratto in molte condizioni è l'approdo di un colloquio interiore profondissimo, segretissimo, è il gesto del movimento che lo ha voluto. E’ la disponibilità dell'artista di (ac)cogliere la possibilità che le cose si diano.

La fotografia per Mario è proprio quella possibilità di sentire il ritmo inespresso della realtà - come il silenzio - e l'ardua traducibilità in immagine, passando dal travaglio, della visione interiore.

Di fronte a queste fotografie, l'evento è un possibile orizzonte silenzioso, che sta al di qua della parola e al di là della bellezza. L'ombra sempre carezzevole, la luce sempre delicatissima, i nudi sempre pudichi, l'inquadratura sempre tesa ad oltrepassare l'esperienza sono l'espressione della vitalità che vuole scorgere oltre il dato fisico. Oltre la bellezza soverchiante, che da sola basterebbe ad oscurare la mortalità.

Luisella Daziano